Au départ, on avait un plan simple : boucler le GRP Tour des Bauges en 8 jours, en itinérance, principalement en bivouac, à trois. Moi Joran, Pauline ma compagne, et Suzanne, notre fille de 11 mois (la seule de l'équipe à voyager assise, la veinarde). La montagne, la tente, les alpages, les forêts, un bébé dans le dos et tout le nécessaire sur les épaules. On a finalement fait 4 jours, à notre façon, avant de s'arrêter. Et vous savez quoi ? C'est l'une des plus belles aventures qu'on ait vécues ensemble.
Voici notre récit, sans filtre, entre coups de chaud, nuits agitées, rencontres magnifiques, paysages splendides et le sourire de Suzanne qui n'a quasiment jamais quitté son visage.
Les Bauges, c'est où et c'est quoi ?
Avant d'entrer dans le récit, un mot sur ce beau massif encore trop méconnu. Les Bauges forment un massif des Préalpes françaises, à cheval sur la Savoie et la Haute-Savoie, blotti entre le lac d'Annecy, le lac du Bourget et la vallée de l'Isère. On est ici en moyenne montagne, avec un point culminant, la Pointe d'Arcalod, qui grimpe tout de même à 2217 mètres.
C'est un massif calcaire, et ça change tout : l'eau de pluie s'y infiltre au lieu de ruisseler, creusant au fil du temps de véritables réseaux souterrains (un terrain de jeu réputé pour la spéléo) avant de ressortir en jolies sources. Cette richesse géologique lui a d'ailleurs valu le label Géoparc mondial UNESCO depuis 2011, et le territoire est classé Parc naturel régional depuis 1995.
Mais les Bauges, ce sont surtout des paysages doux et variés : des crêtes, des forêts, et de larges alpages façonnés par l'élevage laitier (bonjour la fameuse Tome des Bauges !). Le tout dans une ambiance calme, sauvage et authentique, avec une faune et une flore protégées. On y croise chamois, marmottes et une foule d'espèces de plantes rares. Bref, un terrain idéal pour une itinérance, y compris en famille.

Bivouac et réglementation dans le Parc naturel régional des Bauges
Avant de rêver de nuits sous les étoiles, un point essentiel : les Bauges sont un espace protégé, et le bivouac y est principalement interdit… sauf dans les aires de bivouac dédiées, où il est permis. Là où c'est autorisé, la règle est simple : on installe la tente du coucher au lever du soleil, pour une seule nuit, sans feu, et on laisse le site parfaitement intact en repartant.
Le massif compte aussi de nombreux refuges et gîtes pour faire étape confortablement (on en a d'ailleurs profité !). Et comme la réglementation évolue souvent et varie d'une zone à l'autre, le mieux reste toujours de se renseigner avant de partir.
Au-delà du couchage, quelques règles d'or inspiré du mouvement Leave No Trace pour préserver ce beau massif :
- Pas de feu : les feux sont interdits
- Pas de cueillette : on laisse fleurs et plantes là où elles sont.
- On ne dérange ni la faune ni la flore, et on reste sur les sentiers balisés.
- On ne se baigne pas dans les lacs.
- On reste silencieux : la montagne, c'est aussi le calme.
- On ne laisse aucune trace de son passage et on rapporte tous ses déchets, même organiques — oui, même les peaux de banane !
👉 Pour connaître les règles exactes selon les secteurs, tout est détaillé sur la page Réglementation des aires protégées du Parc, avec une carte interactive des réglementations pour repérer précisément où vous mettez les pieds (et la tente !).

Avant de partir : deux mulets, un bébé et beaucoup de logistique
Expérimentés à deux, novices avec un bébé
Il faut dire qu'à deux, Pauline et moi, on avait déjà pas mal de treks et de nuits sous tente au compteur. Se gérer nous-mêmes, savoir ce dont on a besoin, monter le camp, optimiser les sacs… ça, c'était du connu. Avec Suzanne, en revanche, on n'avait mis le pied à l'étrier qu'une seule fois : une petite itinérance de 2 jours avec un unique bivouac et plusieurs randos à la journée, qui s'étaient très bien passées. Sauf que cette fois, on visait 8 jours en théorie. Autant dire un petit saut dans le grand bain : expérimentés côté montagne, oui, mais encore novices sur le format « longue itinérance avec un bébé ». Se gérer nous deux, ok ; enchaîner autant de jours d'affilée avec Suzanne, ça restait un vrai terrain à défricher.
Chargés comme des mulets
Soyons honnêtes tout de suite : on était chargés comme des mulets. Pauline portait Suzanne dans le porte-bébé Deuter, avec en plus les sacs de couchage et le petit matelas mousse de la puce, soit environ 14 à 15 kg sur le dos. De mon côté, je transportais tout le reste dans mon sac Osprey de 50 L, et j'approchais les 20 kg avec l'eau et la nourriture. Autant dire qu'on ne partait pas pour battre des records de vitesse, ni pour décrocher un prix d'élégance sur les sentiers.

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Randonner avec un bébé : une sacrée logistique
Randonner en itinérance avec un bébé, c'est surtout une sacrée logistique. Il faut penser à tout : les repas de Suzanne, ses vêtements, de quoi la changer, la coucher, la laver, les lessives, les siestes, les pauses… et gérer nos propres affaires par-dessus.
Côté change, on est évidemment partis sur des couches lavables. En résumé, on y gagne sur trois plans : c'est éco-friendly (le meilleur déchet reste celui qui n'existe pas), c'est léger et peu volumineux (pas envisageable de se trimballer les couches jetables gorgées de pipi), et c'est pratique (on est autonomes, sans jamais craindre d'en manquer).
Pour le reste, on a beaucoup pioché dans les astuces d'autres familles baroudeuses. On s'est notamment inspirés du livre « Nomades, sauvages et parents » de la famille 2bike3, qui a traversé les Pyrénées avec leur fille de 9 mois sur le dos. Leur meilleure astuce, qu'on a adoptée : glisser les duvets dans un sac étanche et le caler sous les fesses de Suzanne dans le porte-bébé. Résultat, elle est assise de façon plus confortable et physiologique, et ça libère de la place dans le deuxième sac, déjà bien rempli. Malin, non ?

Jour 1 – De La Féclaz au bivouac de la Tour de l'Angle
Nous prenons la route de bon matin afin de commencer l'itinérance dans l'après-midi.
Départ tout en douceur de La Féclaz
Départ de La Féclaz à 15h30, pique-nique avalé, direction le Revard. Le sentier commence en sous-bois, dans une forêt bien fraîche, un vrai bonheur quand le soleil tape fort. Suzanne s'endort presque aussitôt… avant d'être réveillée au bout d'une demi-heure par un randonneur un peu trop enthousiaste. Qu'à cela ne tienne : pause goûter dans la forêt (parce qu'un bébé réveillé, ça se négocie à coups de biscuits), et on repart.


Splendide vue sur le lac du Bourget
On quitte les arbres pour rejoindre les alpages du Revard. Le paysage est magnifique. Les sacs sont lourds, mais on grimpe jusqu'au belvédère du Mont Revard, à un peu plus de 1500 mètres. Et là, on en prend plein les yeux : le soleil qui se couche sur le lac du Bourget, du monde venu admirer la scène, et nos épaules qu'on oublie complètement le temps d'un instant.



Première nuit sous tente sur l'aire de bivouac de la Tour de l'Angle Est
On file ensuite vers l'aire de bivouac de la Tour de l'Angle Est, atteinte un peu tard, vers 20h. Des jeunes déjà installés poussent un peu de musique sur leur enceinte Bluetooth, alors on grimpe un cran plus haut pour poser le camp. Pendant que Pauline s'occupe de Suzanne, je monte la tente. Petite toilette de chat, repas de la petite, dodo… il est déjà 22h quand on passe enfin à table Pauline et moi, à la frontale. Le plaisir du bivouac, quoi.
💛 Le moment qu'on retient : depuis le spot, une vue incroyable sur le lac du Bourget, un coucher de soleil splendide d'un côté, et de l'autre une pleine lune qui se lève. Le tout avec un bébé heureux qui gambade dans l'herbe à la recherche d'un précieux caillou. Un de ces instants qui justifient à eux seuls le poids porté dans la journée.
La nuit, elle, a été encore plus sportive : beaucoup de vent, Suzanne qui se réveille… mais à partir de 2h-3h du matin, tout le monde a fini par capituler et dormir.



Jour 2 – Crêtes, coup de chaud et belle soirée au refuge de la Plate
Sur les crêtes… avec un détour en prime
Réveil difficile. On sent déjà la fatigue de la veille jusque dans les orteils. Après le rangement du camp et le p'tit dej, on prend la route sur une ligne de crête superbe, mais les jambes ne suivent pas vraiment ce matin, elles sont visiblement restées au lit. Le sentier, un peu technique pendant quelques hectomètres, redescend ensuite dans la forêt jusqu'au chalet de La Clusaz, où l'on peut refaire le plein d'eau.
Et là, petit coup au moral : après une demi-heure de montée, on se rend compte qu'on s'est trompés de chemin. 200 mètres de dénivelé et 2 km… pour rien. Comme on n'avançait déjà pas vite, c'était le moment idéal pour rajouter un détour. Demi-tour, donc. On s'arrête à l'ombre d'un arbre pour manger, saucisson et fromage en wrap pour nous, restes d'omelette aux épinards pour Suzanne, et on repart le sourire revenu.


Après-midi sous le cagnard
L'après-midi, on avance dans les alpages, au milieu des vaches. On sent que les Bauges sont une vraie terre agricole, façonnée par l'élevage laitier. Un peu de dénivelé sous le cagnard, un coup de chaud plus tard, et on arrive enfin, bien rôtis, au refuge de la Plate, avec son aire de bivouac et ses toilettes sèches. Ce n'était pas l'objectif du jour mais ça sera tout pour nous !
💧 Ce jour-là, on a un peu manqué d'eau, pas pour Suzanne heureusement, mais pour nous. Par forte chaleur, on boit énormément et ça arrive vite, d'autant qu'en cet été 2026, beaucoup de points d'eau indiqués sur la carte étaient carrément à sec. La règle d'or : une gourde filtrante et on remplit tous ses contenants dès qu'on croise un point d'eau.

C'est là qu'on rencontre Jean-Marie, le gardien, super sympa, qui remplit nos gourdes et nous dépanne en eau pour laver la petite (et nous par la même occasion, ce qui n'était pas du luxe). On n'aura fait que 10 km aujourd'hui, mais quand on vit au jour le jour avec un bébé, ce n'est pas grave. Suzanne, elle, est aux anges : elle trotte autour du refuge et teste ses nouvelles prouesses motrices, elle se met debout, monte les marches pour la première fois, toute fière d'elle. Un vrai stage de motricité en pleine nature.
Belle soirée au refuge de la Plate
Le soir, Suzanne est complètement fatiguée : à 19h, elle dort déjà à poings fermés. On en profite alors pour passer une vraie bonne soirée en bonne compagnie, avec un groupe de jeunes randonneuses de la MJC d'Annecy, encadrées par un accompagnateur de montagne et par leur animatrice. On papote, on rigole, et surtout on se pète le bide, c'est délicieux ! Le tout se termine sur un petit génépi avant d'aller au lit. Comme quoi, avec un bébé, il vaut mieux avancer moins et savourer plus.
💡 Le saviez-vous ? Le fromage roi d'ici, c'est la Tome des Bauges AOP — avec un seul « m » ! C'est la seule tome de montagne à bénéficier d'une AOP. Fabriquée au lait cru de vaches Tarine et Abondance, on la reconnaît à sa croûte grise « tourmentée ». Un vrai concentré de terroir bauju et un délice.



Jour 3 – Grosse journée jusqu'au gîte du Roc des Bœufs
Départ tardif et raccourci malin
Mieux reposés, on décide de s'organiser pour partir plus tôt… ce qui nous prend quand même 2h30. Oui, deux heures et demie. Plier un camp avec un bébé qui veut « aider », c'est un sport de haut niveau. Petit déjeuner beurre de cacahuète sur pain protéiné, café offert par le gardien, et c'est parti à 9h50 (l'aube, quoi).
Comme on a pris du retard sur le kilométrage la veille, on décide de quitter le GRP pour couper sur un sentier à travers la forêt en direction d'Arith. On gagne près d'1h30 de marche, parfait puisqu'on a réservé un gîte ce soir et qu'on a une quinzaine de kilomètres à avaler. La leçon d'hier a porté ses fruits : aujourd'hui on part avec beaucoup plus d'eau, et forcément, tout se passe mieux.
👌 Le conseil qu'on retient : dans ce massif calcaire, l'eau file surtout sous terre, et se fait parfois rare en surface. La leçon apprise à nos dépens la veille : on remplit TOUTES les gourdes dès qu'on peut, et on ne fait pas les malins à vouloir porter moins lourd car il fait très chaud !
Pause gourmande à la chocolaterie de Lescheraines
Le sentier est très agréable après le village d'Arith, passe devant les grottes de Prérouge et suit une rivière, le Chéran, jusqu'à la chocolaterie de Lescheraines. Pendant que Pauline savoure une limonade et une glace avec Suzanne, je pars en courant vers la superette du village avant sa fermeture à 12h30, course contre la montre, ravitaillement version commando. Mission accomplie, et je reviens déguster une glace doublement méritée. 😄


Montée à Bellecombe-en-Bauges sous 33 °C
L'après-midi, c'est 500 m de D+ qui nous attendent. Suzanne s'endort pour 1h30, timing parfait pour lui épargner la montée et nous laisser souffrir tranquilles. Après le Pont du Diable et ses impressionnantes gorges, on enchaîne près de deux heures de grimpette à bon rythme, on est en forme aujourd'hui. La montée s'effectue presque tout le temps à l'ombre de la forêt. Heureusement, parce qu'il fait 33 °C : les bois jouent le rôle de climatiseur naturel, et croyez-moi, on ne s'en plaint pas. En sortant du couvert, la chaleur nous rattrape, sac bien lourd sur le dos (2 kg de nourriture et 2 kg d'eau en rab… parce qu'« on voulait être larges », comme dirait l'autre).



Enfin arrivés au gîte du Roc des Bœufs
On finit par arriver à Bellecombe-en-Bauges pour une petite pause, puis, après une dernière demi-heure un peu rude, au gîte du Roc des Bœufs, tout au bout du hameau du Mont Devant. Épuisés, mais fiers comme des rois.
Le soir, bain de Suzanne dans le lavabo du gîte (moment de pur bonheur pour elle, spectacle pour nous), douche pour les parents, lessive, et un très bon repas concocté par Amandine, la gérante. Suzanne s'endort en 10 minutes chrono. À 21h30, on file nous aussi au lit sans se faire prier.



Jour 4 – Les chèvres, les genoux… et un ange gardien
Montée vers les alpages du Golet
Petit déjeuner copieux au gîte, camp replié, et on part en direction du Reposoir puis du Golet : 2,5 km de montée, environ 300 m de dénivelé pour se mettre en jambes dès le matin (merci, on n'avait rien demandé). Là-haut, c'est magnifique. On croise un troupeau de chèvres et sa bergère, et le chalet du Golet propose même du fromage de chèvre à la vente.




La descente de trop
On bascule ensuite en descente dans une belle vallée, le long du Grand Nant. On se réjouit de cette longue descente… sans savoir encore qu'elle sera la dernière de notre aventure. On alterne entre alpages et forêt jusqu'au hameau de la Chapelle, où une pluie légère nous surprend, presque agréable vu la chaleur. Nous déjeunons à l'abri, près de l'église, et nous rencontrons une famille de la région avec laquelle nous discutons de notre aventure.


L'après-midi, le chemin devient surtout de l'asphalte. On traverse de jolis villages fleuris aux noms qui font sourire, Doucy-Dessous, Sur-Roche, La Compôte, Belleville, Ecole — on se croirait dans un inventaire à la Prévert version savoyarde. Puis on arrive à Jarsy. Et c'est là que les choses se compliquent : Pauline commence à vraiment souffrir des genoux. Avec les orages annoncés pour le soir, on cherche un gîte à proximité… mais le seul, au village d'École, est complet. Victimes, il faut le dire, de notre organisation légendaire (on s'y était pris la veille au soir, autant dire hier), nous continuons notre chemin avec de sérieux doutes sur la fin de notre périple.


David, notre ange gardien d'École
On descend donc jusqu'à École et on s'arrête au café du village, "Le Bellevaux" pour faire le point. Pauline ne peut presque plus marcher. On demande conseil au patron, David, pour savoir où bivouaquer. Il nous explique qu'on pourra planter la tente à la sortie du village, à la tombée de la nuit, et que s'il se met à pleuvoir, sa terrasse pourra nous abriter au besoin, super sympa ! Puis, sans doute attendri par la charmeuse Suzanne et ses sourires en pagaille, il finit carrément par nous proposer une chambre chez lui. Ce soir-là, on dîne au café Le Bellevaux et on dort chez David, notre ange gardien. Ancien pompier, il nous aidera même à retirer une écharde de la main de Suzanne. Autant dire qu'on est tombés sur la bonne personne, merci !
💡 Le saviez-vous ? C'est justement depuis École que part l'ascension de la Pointe d'Arcalod, le point culminant des Bauges à 2217 mètres. On en était loin avec nos sacs et notre bébé… mais ça donne envie pour une prochaine fois.
C'est dans la soirée qu'on prend notre décision : on s'arrête là. Continuer ne serait pas raisonnable au vu du dénivelé qui nous attend. Le lendemain, je pars récupérer la voiture en stop (encore une belle rencontre au passage), et on quitte École le cœur plein.

Notre bilan : fiers, heureux, et déjà envie de repartir
On n'est pas allés au bout des 8 jours, et honnêtement… ça n'a aucune importance. On a écouté nos corps, on s'est arrêtés au bon moment, et on ramène tout de même des souvenirs plein la tête.
Ce qu'on retient surtout de cette itinérance à trois :
- Un beau challenge. Soyons clairs : c'était intense, avec peu de vrais temps de repos. Pendant les pauses, il faut s'occuper de Suzanne, la surveiller, prendre soin de cette petite exploratrice assoiffée de découvertes. Comme on aime le dire : « on se repose quand on marche ».
- La lenteur comme philosophie. Avancer au rythme d'un bébé, c'est renoncer à la performance pour mieux savourer le fait d'être dehors.
- Les rencontres. Les Bauges nous ont fait rencontrer des gens adorables et d'une grande générosité.
- Un massif calme et sauvage. On a croisé très peu de monde sur les sentiers ; les paysages et villages traversés était magnifiques.
- Suzanne, tout simplement. Toujours souriante, toujours à fond, heureuse dans la nature.

On ne va pas se mentir : partir en trek avec un bébé, c'est aussi beaucoup de charge mentale. Anticiper les repas, les couches, le sommeil, la météo, l'eau… le cerveau ne s'arrête jamais vraiment. Mais quel bonheur émotionnel en échange ! Voir Suzanne s'épanouir dans la nature, découvrir, gambader, progresser à vue d'œil… ça vaut largement tous les efforts du monde.
Fin d'aventure, oui, mais une belle aventure. Et surtout : on n'a qu'une hâte, repartir !

